03/09/2005 (Préambule : Brest)

La période estivale enchaîne traditionnellement les cycles départs/retours des vacanciers. Mon esprit de contradiction m'engage à partir en congé, lorsque les gens rentrent déjà chez eux.

Septembre est le mois idéal pour s'expatrier et se réfugier dans la quiétude de la fin de l'été. A juste titre, Ouessant est la destination privilégiée pour ces rares moments de détente et d'oubli de la torpeur urbaine. J'ai réservé une nuit à Brest, passage obligé pour joindre l'île.

Cette métropole bretonne qui m'a vu naître est considérée, sans doute à tort, pour être une ville froide, peu aimable, sans âme. Ses habitants au contraire sont abordables et serviables. Une reconnaissance des lieux depuis l'hôtel jusqu'à la gare maritime, afin d'en mesurer l'itinéraire à pied et la durée à l'atteindre, a déclenchée dans le tréfonds de mon âme des souvenirs d'enfance. La grosse chaleur de l'après-midi m'a suivi dans ma promenade nostalgique.

L'hôtel « Bellevue » est tout confort, avec vue sur le port ; en conséquence le point central pour relier les deux gares, routière et maritime. De bonne heure, je me suis couché.

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