Châtenois - Colmar : épilogue

Date de l'étape : 01 Janvier 2007

Ce premier jour de l'an neuf fut synonyme de départ. Afin de ne point manquer le car qui, de bonne heure, allait nous conduire à Sélestat, nous fûmes debout dès les premières lueurs de l'aube.

Malgré une soirée festive s'achevant tard et une nuit de repos de courte durée, nous n'eûmes aucune difficulté à conserver les yeux bien écartés à table. Seuls quelques bâillements ici et là reflétaient et trahissaient un manque criant de sommeil. Le petit-déjeuner connut un cycle plus éphémère que les matinées précédentes, pour pouvoir vite rassembler nos affaires personnelles dans le vestibule et prendre la tangente à l'heure convenue.

A 9 h 30, les bagages se répartissaient entre les trois voitures du groupe – deux appartenant à des randonneurs et l'autre à notre guide. Dans Châtenois encore endormi, les rues désertes et silencieuses respiraient un doux parfum de sérénité. Sur des chaussées humides, nous nous éloignâmes du centre-ville, sans balancer un regard en arrière, et rejoignîmes notre arrêt de bus. Ici, projetant une dernière vision sur les hauteurs, certains d'entre nous fixèrent avec nostalgie les vestiges de l'Ortenbourg et du Ramstein qui se profilaient sur les crêtes, telles des sentinelles surveillant jalousement la plaine.

A l'approche de onze heures, le train de Sélestat nous déposa à Colmar, lieu de notre ultime journée de visite avant nos adieux programmés.

Rien que l'évocation du nom de Colmar fait émerger en quiconque la capitale des vins d'Alsace et sa Petite Venise. Fière de son passé historique et de son extraordinaire patrimoine architectural, la ville se visite à travers ses vastes allées piétonnes qui fourmillent de façades colorées et de quartiers pittoresques.

Cette demi-journée de découverte s'inscrivait donc dans une finalité propre à notre séjour : émerveillement et culture. Notre déjeuner chaud au restaurant Meistermann, en centre-ville, fut par ailleurs l'opportunité enfin de déguster une tonne de choucroute.

Deux heures plus tard, jalonnées par un parcours en boucle sur les pavés, le groupe mit un terme à ces quatre jours passés ensemble sur le parvis de la gare ferroviaire. De photos souvenirs en embrassades, aucune émotion ne fut épargnée avant de nous séparer.

Reste cependant l'image éternelle des paysages alsaciens et vosgiens, qui, à force, parviennent à faire naître en nous des regrets dans le seul but de nous faire revenir.

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