Vous êtes ici

Puy-de-Dôme

Clermont-Ferrand (trekking)

C'était un dimanche, j'étais en congés, le temps était merveilleusement doux et la ville entière dormait encore ; et pourtant dès quatre heures du matin j'étais debout ! Fou, je ne cesse de me le répéter !!!

Lac de Servières - Laqueuille-Gare (trekking)

Le ronflement incessant du dormeur occupant le lit simple, en parallèle à mon lit superposé, m'arracha de mon sommeil de bonne heure. La poisse ! A peine cinq heures... il m'en restait deux avant de me lever et de monter prendre tranquillement le petit-déjeuner. Revenir dans les bras de Morphée se compliqua illico. Je m'agitais sans espoir et, songeant ainsi à me fatiguer, sans doute accélérait-elle mon engourdissement. Pensée vaine !... Il était déjà trop tard : je n'avais la chance que de m'assoupir, en sursis.

Murat-le-Quaire - Lac de Servières (trekking)

Le ciel matinal se couvrait et encourageait moyennement à de longues balades. Il suffit d'à peine une heure, toutefois, pour qu'un léger dégagement fut perceptible, jusqu'à un exil progressif et total de la couche nuageuse, confirmant ainsi la canicule promise.

Station du Mont-Dore - Murat-le-Quaire (trekking)

Mon voeu durant ma nuit agitée était exaucé : le soleil brillait à nouveau et présageait une durée infinie ! La tendresse de mon réveil connut une joie intense sans précédant. La clarté du ciel me comblait. Rien d'autre n'aurait pu me donner à ravir. Cette journée devait clore mon circuit de cinq jours et quatre nuits, mettant ainsi un terme à la première partie de mon périple.

Super-Besse - Station du Mont-Dore (trekking)

Une fois n'était pas coutume, la morosité demeura le maître-mot de cette nouvelle journée. En balançant un œil derrière les rideaux, je découvris les chaussées encore mouillées. Pour mieux prendre en photo les pistes et le lac, je dus recourir à l'artifice de filtres dégradés et créatifs. Un bleu par là, du jaune par ici, et l'illusion fut parfaite !

Station du Mont-Dore - Super-Besse (trekking)

Cette fois, mon retour hors des rêves nocturnes se déroula en douceur. Mieux : le soleil était au rendez-vous. Un ciel azur et une aube naissante complétèrent ma joie. Un rideau de lumière rosée caressait les crêtes éclatées du massif du Sancy. Celui-ci m'apparaissait comme une rangée de canines. Cette seconde journée se présentait sous une meilleure influence. Je bénéficiai de ce temps radieux pour, dès six heures du matin, procéder à des prises de vue de la chaîne montagneuse, depuis le balcon de ma chambre. Puis, ma douche finie, je descendis pour le petit-déjeuner.

La Bourboule - Station du Mont-Dore (trekking)

Mon réveil se déploya dans la grisaille. La prévision de la veille se vérifia en examinant le ciel. La noirceur au-dehors m'horrifia soudain. Coûte que coûte, ma randonnée jusqu'au lac de Guéry devait être achevée à son terme. Ma certitude s'écroula au moment de prendre ma douche : l'orage éclata et des averses d'automne continuèrent d'inonder ce coin du monde, en précipitant les alentours dans les ténèbres. Un souffle de désolation me pénétra quand, depuis la salle de restaurant pour le petit-déjeuner, tous entendirent la tempête redoubler d'intensité.

Préambule : La Bourboule (trekking)

Décidément, à force d'y songer, jamais je ne me serais cru suffisamment fou pour vouloir partir ainsi, seul, sur les sentiers de l'Auvergne. Dès le mois de mars, je m'y préparais en consultant des brochures commandées par Internet ; aussi mes envies de m'éloigner de Paris et de briser la monotonie se décuplaient-elles. Plus je m'enfonçais dans les merveilles à découvrir là-bas, plus mon esprit s'égarait vite en vagabondage.

Pages

 

CV de Philippe Manaël