19/02/2005 (Préambule : Lyon)

Date de l'étape : 19 Février 2005

Rendu sur place pour un déplacement professionnel, j'ignorais quelles richesses y découvrir, bien que j'eusse effectuer des recherches selon ma vieille habitude. Ebloui par les couleurs dès mon arrivée, je m'éloignais doucement de la gare de Perrache avec les yeux admiratifs, pareil à un nouveau-né qui voit le monde.

Lors de la traversée de la place Carnot, je pivotais sur place pour me repérer. Un léger froid me faisait frissonner. Les chaussées étaient humides et glissantes.

Plus loin, après les rues piétonnes, j'atterris sur une grande place : Bellecour, qui voit la statue Louis XIV trôner, la main tendue vers la colline de Fourvière.

Des chants indiens m'accueillent. Je m'approche d'un quatuor qui vocalisent sur des airs ancestraux. Ailleurs, sur la même place, c'est un groupe de musiciens qui attire les touristes autour d'eux, à force de saxophones, tambours, trompettes.

Fidèle à toutes mes usages lors d'une première visite d'une ville, je me précipitai à l'Office du tourisme, établi sur la place Bellecour. Je remplis mes poches de cartes touristiques et des lieux visitables, puis je partis.

La priorité était d'atteindre mon hébergement. En cours de chemin, je fus piégé par une amorce de tempête de neige... La première d'une longue série floconneuse. Je m'engouffrai en urgence dans l'entrée principale d'un grand bâtiment aux façades rosées et me dirigeai vers l'accueil.

L'Auberge de Jeunesse où je fus logé est située dans le Vieux-Lyon, au bord de la route montante qui mène aux collines de Fourvière. L'intérieur est sobre et propre. Des étudiants de toute nationalité peuplent essentiellement les chambres : des universités allemandes ou canadiennes échangent parfois leurs élèves avec les universités lyonnaises. J'ai partagé ainsi ma chambre avec trois autres co-locataires, certains ne les voyant qu'une fois avant qu'ils ne repartent dans leur pays d'origine. Les discussions sont brèves mais intenses, souvent tard le soir ou tôt le matin.

Après réflexion dans la soirée, la découverte de la ville, en solitaire, s'est scindé en deux parties : le dimanche allait être réservé aux collines de Fourvière jusqu'au Parc de la Tête d'Or, en passant par le Vieux-Lyon et la Croix-Rousse ; le lundi serait consacré à l'exploration du centre de Lyon.

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